Nous sommes très heureux d’annoncer que nous avons levé 3,5 millions d’euros auprès d’Orkos Capital et de Banexi. Frenchweb en parle en exclusivité: retrouvez ci-dessous l’interview du CEO Hervé Simonin et sa retranscription.


Hervé Simonin, CEO de Linkfluence par frenchweb



Retrouvez ici notre communiqué de presse.

French Web: Bonjour, Hervé Simonin.

Hervé Simonin: Bonjour, French Web.

FW: Vous êtes le CEO de Linkfluence, une agence spécialiste de l’e-reputation lancée en 2006 par 4 ingénieurs. Vous avez vous-même rejoint l’entreprise après sa création et avez levé auprès d’Orkos Capital en 2010. Vous annoncez aujourd’hui la levée de 3,5 millions d’euros supplémentaires auprès d’Orkos l’investisseur historique et de Banexi, qui rejoint l’aventure.

HS: Exactement. Linkfluence est une société qui a connu deux grandes phases. La première, de 2006 à 2012, a consisté pour la société à développer tout un tas de briques logicielles qui permettent d’écouter et d’analyser le web social. Nous proposions des études marketing à façon aux marques sur ce terrain du web social. A partir de 2012 la société a évolué de manière significative puisque nous sommes devenus un éditeur de logiciels. On a packagé les briques logicielles au sein d’un outil, Radarly, vendu en SaaS et très simple d’utilisation, très beau, extrêmement puissant. Il permet de capturer l’ensemble des conversations issues du Web social, c’est à dire tous les espaces au sein desquels le consommateur s’exprime. C’est à la fois l’ancien web qui existe encore (blogs, forums, sites médias…) et le « nouveau » web (Facebook, Twitter, Pinterest, Google+, etc…).

FW: Sur cette levée de fonds qui n’est pas des moindres (vous aviez levé 2 millions d’euros il y a 3 ans ce qui fait 5,5 millions d’euros) : qu’est ce qui a convaincu Orkos Capital de remettre au pot, et Banexi d’investir dans Linkfluence ?

HS: Premièrement il y a le contexte du marché : les marques sont en train de prendre conscience, plus ou moins rapidement, de la nécessité de placer des capteurs sur le Web pour écouter et comprendre ce que disent leurs consommateurs, leurs prospects, leurs concurrents, etc… Les lignes sont en train de bouger, et on constate quand on explique ce que fait Radarly et comment on peut accompagner les marques que le discours passe de mieux en mieux – et cela quelque soit la taille de l’organisation. Pour donner un chiffre: fin 2012 le marché mondial autour du Social Media Intelligence (puisque c’est ainsi qu’est défini notre marché) était à peu près de 2 milliards, et un institut d’études estime que ce marché va passer à 8 milliards dans 3 ans. Les usages sont en train de se multiplier. Je pense aussi que les actionnaires ont été séduits par la rapidité à laquelle Linkfluence s’est rajouté une casquette d’éditeur logiciel. Au troisième trimestre 2012, 3% de nos revenus étaient liés à ce business modèle en SaaS. Le mois dernier, soit exactement un an après, c’était 70% et nous avons une centaine de clients qui utilisent notre outil. Cette levée de fonds, qui a en réalité augmenté notre cash disponible puisque notre situation financière était plutôt confortable, va nous permettre d’accélérer notre développement en Europe. Elle va aussi nous permettre de faire de la croissance externe.

FW: Quels types d’acteurs vous intéressent ? Des Synthesio ? Des acteurs comme ça ?

HS: Synthesio est un concurrent qui est en train de prendre une route très nord-américaine.

FW: Effectivement, l’équipe est allée à New York.

HS: C’est pas par réaction que l’on essaye de prendre cette posture de n°1 en Europe : le marché allemand est assez intéressant. On a fait deux ou trois salons dernièrement et on a constaté que le paysage avait complètement changé en 4 mois. Les marques et les sociétés en Allemagne se demandaient que faire sur le Web social et à quoi ça peut servir – ça, ça date de Novembre 2012. Quatre mois plus tard les lignes ont complètement bougé : le marché est en plein boom alors que l’univers concurrentiel est nettement moins dense qu’en France. Il y a de très belles opportunités et c’est l’une des raisons pour lesquelles on veut pousser les feux sur ce marché.

FW: Est-ce que vous pensez à de l’analyse prédictive, ou est-ce que ça existe déjà chez vous ?

HS: Que ce soit Radarly ou autres, on arrive à identifier des signaux faibles. Je vais prendre l’exemple assez récent de la cigarette électronique : on avait branché nos outils, on voyait que le sujet frémissait et que quelque chose se passait sur le Web – indépendamment de ce qu’il se passe dans la vraie vie avec la multiplicité des petites boutiques. De là à imaginer qu’on allait s’emparer du sujet… Il y a eu une inflexion très forte lorsque 60 millions de consommateurs a repris le sujet : ça a explosé sur le Web social. Quel que soit l’outil ce n’est pas une boule de cristal: il faut avoir les bons outils d’écoute, mais aussi les bons humains. C’est une des spécificités de Linkfluence: ce mélange multidisciplinaire où l’on a d’un côté des gens qui sont dans l’étude des comportements, qui ont fait des études de sociologie, et d’un autre côté la R&D. Linkfluence c’est la réunion de ces deux compétences là, avec en plus une dimension commerciale qui prend de plus en plus d’importance dans la société.

FW: Merci beaucoup Hervé Simonin d’être venu sur le plateau de French Web pour nous parler de cette nouvelle levée de fonds de 3,5 millions d’euros. Je rappelle que vous êtes le CEO de Linkfluence. A très bientôt, merci !

HS: Merci French Web.

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