Le mème “Be like Bill” a envahi le web social. A l’origine de ce phénomène : une simple page Facebook lancée par un internaute moldave, Be Like Bill. Depuis son premier post le 7 janvier dernier, elle a déjà accumulé plus de 1.5 million de fans et diffusé le petit personnage sur toutes les plateformes en ligne, pour le pire et le meilleur. Nous avons suivi le voyage de Bill à travers le web : sa montée en puissance, sa chute et sa renaissance.

Il est né, Bill.

La page Facebook « Be like Bill » a été créée fin 2015. Dès le lundi 11 janvier, Radarly note une hausse significative du nombre de mentions online, juste après le lancement d’une discussion sur le sujet sur Reddit. C’est l’emballement : le volume de conversations grimpe en flèche jour après jour. En 2 semaines seulement, Bill est devenu un phénomène social.

La clé de ce succès : des cours d’étiquette digitale dispensés avec un humour sarcastique bien senti. Le résultat : des discussions sur tous les canaux : Twitter, les forums, les médias, et bien sûr Facebook !

bill is liked

Le petit personnage devient rapidement une célébrité adulée, attirant positivement l’attention des médias, des marques et des internautes. La tendance est immédiatement repérée et largement popularisée par Buzzfeed. C’est la première semaine de Bill : les commentaires positifs autour de lui sont 3 fois plus nombreux que les commentaires négatifs.

Bill devient un mème.

Le site BloBla repère le phénomène et s’en saisit, avec le développement d’un générateur – ouvert à tous – de dessins Be Like Bill. Il permet aux internautes d’avoir leur propre « Bill Story » en fournissant seulement leur nom et leur genre. En un seul clic, ils disposent d’un mème Bill personnalisé à partager en ligne.

De grandes marques telles Morrisons et Dogs Trust réalisent alors la popularité et la puissance virale de Bill, et tentent de s’en saisir pour le marketing de leurs produits et services. Même la police s’y met ! En un temps record, l’homme – bâton s’est transformé en icône, devenant le visage de plusieurs marques, d’organisations caritatives et même des forces de l’ordre.

Bill est partout. Plus de 120 pays participent à la discussion en ligne à son sujet. Des adaptations culturelles sont réalisées dans le monde entier, avec des noms alternatifs dans différentes langues, comme par exemple Bilal.

Bill a la migraine.

Le phénomène « Be like Bill » atteint vite de très grands taux de partages, de commentaires et de likes. La page Facebook officielle encourage les utilisateurs à proposer de nouveaux « Be like Bill ». Les meilleurs contenus sont ensuite mis en ligne. Et les messages sont variés : de l’humour de filles sur les qualités des bons petits copains à des publications très provocatrices – toutes approuvées et publiées sur la page officielle.

noone like sbill anymore

Un débat s’engage alors sur le web social ! Les divers mèmes offensants enflamment rapidement les plateformes sociales avec une vraie division entre les fans et les critiques.

Bill divise le web social.

Conséquence de cette diffusion d’User Generated Content « assisté » : une nette chute de l’adhésion au petit personnage. L’histoire de Bill prend un tournant.

sentiment graph

La deuxième semaine, le sentiment négatif double en volume par rapport au sentiment positif, avec seulement un tiers de conversations positives. La révolte et l’agacement des internautes ne passent pas inaperçus auprès des médias. The Independent tweete 20 fois à propos de la « moquerie » et de la « haine » pour le mème. En signe de protestation, un contre-mème voit même le jour : Don’t Be Like Bill.

L’un des posts les plus viraux est… un statut Facebook du Queensland Police Service (Australie) jouant sur l’irritation causée par Bill. Il récolte près de 43 000 partages et 150 000 likes en seulement 48 heures.

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Bill résout la crise.

Finalement, le 26 janvier, la page Facebook officielle « Be like Bill » s’excuse pour les contenus de mauvais goût.

end of bill

Résultats en chiffres : le jour précédant les excuses, Radarly comptabilise 2 fois plus de sentiments négatifs que de sentiments positifs sur Bill. Le jour des excuses, l’équilibre se rétablit et les sentiments positifs dépassent de nouveau les sentiments négatifs. La gestion de crise a fonctionné ! Les fans répondent avec des commentaires de soutien. Ensuite, la page publie un post dans un style plus conforme à ce qu’était originalement Bill : un sympathique conseiller en étiquette social media.

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Il va être très intéressant de continuer à suivre les réactions des communautés digitales autour de Bill. Sur Reddit, le point de départ du succès de Bill, les utilisateurs discutent désormais de la courte durée de vie des mèmes Facebook, et prévoient une disparition prochaine pour Bill. Sera-t-il assez agile pour survivre ? La question mérite d’être posée.

Vous voulez en savoir plus ? Contactez-nous pour une démonstration de notre outil de social listening, Radarly

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